Tuesday, September 18th, 2007
Jeudi prochain, j’aurai l’opportunité d’apporter ma vision étrangère au salon Odebit qui aura lieu pour sa seconde édition à Paris, Espace Grand Arche de la Défense. J’aimerai d’abord remercier Sandrine A. Lagardère Commissaire Générale du Salon de m’avoir inviter, mais aussi Klara Boyer-Rossol Doctorante en Histoire de l’Afrique, spécialiste sur Madagascar, sans quoi cette interversion n’aurait pas lieu.
J’interviendrai lors de la session “Stratégies territoriales : bilan et perspectives”, d’abord en tant que TED Fellow et blogueur Africain (utilisateur d’Iternet) et ensuite en tant que Co-Fondateur de FOKO pour parler de l’utilité des TIC dans le développement de notre village pilote ( Sud Est de Madagascar).
« Le problème d’ Internet et les TIC c’est qu’il n’y a pas assez de l’Afrique en eux. »
Le coût de l’accès à Internet baisse, ainsi que celui du prix des ordinateurs. On pourrait en déduire que la fracture numérique se réduit, pourtant celle-ci reste flagrante entre les pays du Nord et les pays du Sud, particulièrement les P.M.A (pays les moins avancés) qui se concentrent dans le continent africain. L’accessibilité à Internet et la diffusion des T.I.C. en Afrique soulève des enjeux de développement déterminants, les nouvelles technologies de communication et d’information représentant pour ces pays un moyen pour sortir de la marginalisation économique dans le contexte actuel de mondialisation. La globalisation d’une audience africaine à Internet accompagnerait sans doute la diversification de l’économie et stimulerait le débat démocratique.
Au sein même de l’Afrique apparaissent des inégalités dans la diffusion de ces technologies, à plusieurs échelles, on peut les distinguer au niveau continental, au niveau national, régional, enfin entre les zones urbaines, péri-urbaines et rurales. La très faible représentation et diffusion des TIC et d’Internet dans les zones rurales africaines pose un problème crucial puisque ces pays reposent encore beaucoup sur une économie agricole. Par ailleurs, des pays comme Madagascar sont touchés par une déforestation massive qui, outre les désastreuses conséquences environnementales qu’elle engendre, fait reculer tout développement durable et avancer la misérabilisation des populations rurales. Cette question est au cœur de la création de l’ONG FOKO (juin 2007).
Si à Madagascar, la mise en valeur de la biodiversité et la protection des lémuriens ont fait l’objet de nombreuses opérations d’ONG, Foko se concentre sur les hommes et les femmes. Nous croyons que le facteur humain est crucial dans la protection de l’environnement, puisque c’est par la conscientisation et l’implication des sociétés locales que des projets environnementaux pourront s’inscrire dans la longue durée. Dans cette perspective, Internet est au centre de ce projet de développement, constituant notre premier outil d’information et de communication.
En fournissant plus facilement et à moindre coût l’accès à Internet à une communauté locale, celle-ci profitera directement de ce qu’Internet a à offrir. Le temps et leffort ménagés pour donner accès au réseau global d’information se traduisent en source de richesse à léchelle locale car plus de travail peut être accompli en moins de temps et avec moins d’efforts
De plus, le réseau accroît sa valeur si plus de personnes y sont connectées. Les communautés connectées à Internet haute vitesse ont une voix dans le marché global, où les transactions se succèdent à la vitesse de la lumière autour du monde.
Les gens sont en train de réaliser partout dans le monde que l’accès à Internet leur donne une voix pour discuter de leurs problèmes,de politique et tout ce qui est important dans leurs vies, dune façon que ni le téléphone ni la télévision ne peuvent concurrencer..
Nous visons d’élargir les qualifications de ses habitants de notre village, à majorité des agriculteurs, à d’autres secteurs d’activité, tel que l’artisanat dans un premier temps. Une des solutions que nous utiliserons pour réduire l’utilisation des ressources forestières, sera de créer un débouché pour cet artisanat, en visant d’élargir le rayonnement local ou même national, en investissant les marchés internationaux grâce à une vitrine e-commerce et de commerce équitable pour augmenter le revenue de chaque foyer.
Nous croyons que l’Afrique sub-saharienne d’aujourd’hui peut sortir du sous-développement, en passant directement d’une économie agricole à une économie post-industrielle. Le rôle des nouvelles technologies dans l’accomplissement de ce passage s’avérant déterminant, il s’agit de palier à la fracture numérique qui sépare l’Afrique des P.I.D. (pays industrialisés développés).
Il existe différents exemples en Afrique dont on peut s’inspirer, tel que le TRADENET au Ghana.
Le TradeNet permet d’avoir connaissance des prix à temps réel des produits agricoles dans l’ensemble de l’Afrique de l’ouest. Elle offre la possibilité aux utilisateurs des pays voisins d’acheter les produits à moindre coût et aux agriculteurs de connaître les prix du marché. TradeNet est accessible sur Internet, et les données sont envoyées par Fax, SMS, Web, PDA’s aux agriculteurs et aux acheteurs.
D’autres exemples sont tout autant édifiants:
- MANOBI Société sénégalaise, premier opérateur de services Mobile et Internet dédiés au secteur rural des P.E.D. (pays en voie de développement), la plate-forme assure la convergence entre le Mobile et Internet, répondant ainsi à la fois aux besoins spécifiques en services IT de millions de professionnels actifs en milieu rural et aux opérateurs télécoms des P.E.D. qui veulent développer leur trafic et leur couverture. MANOBI a activement contribué à l’émergence d’un e-commerce africain.
- ChezolaPay, le système de paiement sécurisé par téléphonie mobile actuellement en expérimentation au Nigeria.
- Cytometrie for life, (hi Lova) un moyen peu onéreux (deux à quatre dollars) de diagnostique par satellite et puce électronique des maladies qui ravagent les pays en voie de développement.
Sans oublier le rôle d’Internet dans l’éducation avec des solutions e-learning qui se développent énormément dans les pays du nord et qui commence à être accessible aux pays Africains grâce notamment aux efforts de mon ami TED fellow Cliff Missen et sa solution d’Internet in a box - The eGranary Digital Library
On dit souvent que la bibliothèque numérique eGranary est « l’Internet dans une boîte » car elle permet d’accéder à environ 10 millions de ressources pédagogiques provenant de plus d’un millier de sites Internet sans pour autant avoir à se brancher sur l’Internet, notamment des cours offerts par l’Institut technologique du Massachusetts (MIT), la collection complète de livres classiques dans le cadre du projet Gutenberg et le site complet de Wikipedia. Les interfaces des bibliothèques eGranary sont simplifiées afin de faciliter la recherche d’informations. Tous les fichiers, y compris 40.000 livres complets et entre 150 et 200 publications entières et les documents archivés les concernant, sont inclus avec l’autorisation de leurs auteurs ou de leurs éditeurs, autant d’informations qui seraient sûrement bien trop chères pour une bibliothèque classique d’un pays en développement.
FOKO veut apporter toutes ces solution à Madagascar. En s’appuyant sur Internet et les TIC on ouvrira une autre voie de développement, à la fois endogène et résolument tournée vers le monde. Le point le plus important que je soulignerai lors de cette conférence est la formation. Internet et les TIC sont des moyens de développement pour l’Afrique mais il faudrai organiser des formations et transférer les connaissances dans tout les domaines pour que les pays Africains puissent en bénéficier pleinement dans développement.
bonus: Télécharger les depliants FOKO pour nous soutenir.
depliant FOKO en français recto.pdf
depliant FOKO en français verso.pdf
Thursday, August 23rd, 2007
Jacqueline Novogratz est Fondatrice d’ Acumen Fund. Elle est aussi Pionnière du social entreprenership, nouvelle outil de lutte contre la pauvreté des gens qui vivent en dessous de 4 dollars par jours.
Acumen Fund est un organisme à but non lucratif qui cherche à établir un financement équitable en utilisant des approches orientées vers le marché sous forme de capitaux à risques à but non lucratif typique.
La philosophie d’ Acumen Fund c’est d’augmentent les contributions charitables des généreux donateurs, en les investissant - sous forme de prêts, de capitaux propres et de concessions occasionnelles en transformant ces dons en solution équitable.
Acumen Fund c’est aussi un système d’irrigation en Inde, des moustiquaires anti-malaria en Tanzanie et au Kenya, un programme peu coûteux d’hypothèque au Pakistan …
Jacqueline Novogratz a Fondé Acumen Fund en 2001. Son succès réside dans l’écoute des besoins des gens qu’elle aide, elle place une grande importance sur l’identification des solutions au sein des communautés plutôt que de les imposer de l’extérieur.
Les « gens ne veulent pas des aumônes, » Novogratz dit chez TEDGlobal 2005. « Ils veulent prendre leurs propres décisions, pour résoudre leurs propres problèmes. »

Jacqueline Novogratz sur TED.com
Thursday, August 23rd, 2007
Depuis lundi, Foko-Madagascar.org a rejoint la blogosphère.
Foko c’est l’association de quatre blogueurs malgaches ambitieux qui ont décidé d’aider modestement une petite communauté, dans un village du sud-est de Madagascar, en mettant à contribution leur savoir-faire dans leur domaine respectif dans la vraie vie.




Foko mettra en place différents projets dont certains engendreront des revenus mensuel pour les hommes et les femmes du village.
Foko proposera de nouvelles solutions architectural - respectant la nature et la culture du village - des maisons résistants aux cyclones qui sont souvent dévastatrices dans la région.
Foko est convaincu que pour protéger la nature à Madagascar il faut d’abords se concentrer sur les besoins des hommes et c’est dans cette optique que Foko proposera un système de statistique à moindres coût pour avoir les chiffres exacte des besoins en matière de Santé pour pouvoir mieux intervenir sur les maladies comme le Paludisme, de Sida ou la drépanocytose.
Foko est actuellement à son début et espère se développer dans ce sens, d’autre projet se rajouterons au fur et à mesure des besoins sur place, toujours en gardant l’esprit de l’entreprenariat socio-économique durable en valorisant les ressources locales (naturelles et humaines).
Vous pouvez nous soutenir en faisant une donation, en hebergeant un lien ou un boutton foko sur votre blog, ou simplement en suivant nos articles via RSS. Nos actions commencerons officiellement debut octobre, le temps de mettre en place notre calendrier 2007 - 2008
Stay tuned !!”Words mean nothing. Action is the only thing” disait Ernest Gaines.
Friday, August 17th, 2007
Un des grands moments lors des conférences TED (technologie entertainement and design) est la partie ludique et artistique prévue pour chaque session, car non seulement ça permet de découvrir des artistes talentueux, mais surtout comprendre la vision de ses artistes.C’était un mercredi soir à Arusha à la fin d’après midi et on avançait petit a petit vers la fin de la conférence qui allait se terminer le lendemain.

Vusi Mahlasela - "Thula Mama":
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Vusi Mahlasela est l’un des artistes africains les plus importants du moment [wiki]. Il est à la fois un guitariste talentueux, un poète, chanteur, compositeur et ne cesse d’évoluer dans son art.
Né à Lady Selbourne, Pretoria en 1965 il a grandi à Mamelodi, une banlieue célèbre comme berceau de la culture noire qui a produit plusieurs des plus grands musiciens et des auteurs noirs de l’Afrique du Sud.
En introduction lors de sa performance lors de cette Africa Next Chapter il nous à a raconté comment sa grand- mère le protegeait contre les gens qui venaient le chercher chez lui au moment où il était activiste contre l’apartheid.
Vusi a été un des artistes cruciale lors de la lutte contre l’apartheid et y à participer activement avec sa voix.
En ce temps moderne, Vusi chante un blues mélodieux, de la soul et du folk, sa musique dégage une grande puissance vocal, dans un style qui lui est particulier avec des paroles très poétiques.
Il a obtenu plusieurs prix dans son pays, mais aussi dans le monde. Il a gagné le prix du best Male Vocalist en 1998, Best Album avec (Silang Mabele) la même année au festival MASA, a participé a nombreux grands festivals dans le plus mémorable pour lui est celui du 10th of May 1994 à Pretoria lors de la célébration de la victoire de Nelson Mandela aux élections présidentielles. Il a aussi accompagné de nombreux artiste célèbre comme la diva africaine Laurika Rauch, Ismael Lo … et dans une de nos discussions Vusi m’a dit qu’il connait bien Rossy et Jaojoby
Vusi est actuellement un des ambassadeurs de la fondation 46664 de Nelson Mandela, une campagne qui a pour but de nous sensibiliser sur le danger du SIDA. Visitez son siteweb et n’hesité pas à voir d’autres vidéos de Vusi pour en connaitre plus sur lui sur Youtube.
Outre ses projets personnels, il a participé à de nombreuses bandes originales de film comme “Amandala” ou encore “Mon nom est Tsotsi”.
Le message de Vusi pour nous :
Nous avons besoin de nous honorer mutuellement nous dit-il. Quand nous voyons des enfants mourir de faim, ne pas penseer aux problèmes de nos voisins est aussi notre problème. Nous devons nous rendre compte que nous avons besoin de chacun mutuellement.
Il y a toutes sortes de questions, des sortent d’épines qui nous fond mal comme la solitude, la peur, le pouvoir, les peines, la jalousie … Comme disait Desmond Tutu ” ne perdez pas espoir”, si ce message et bien transporté, un miracle peut se réaliser…
Nous sommes dans un temps où on doit s’enlacer et parler. Discuter de plus en plus d’espoir, parce qu’il y a beaucoup de confusion sur ce que demain sera fait
Traduit d’après un article du The Cape Times
Sunday, August 5th, 2007
Imaginez-vous construire votre propre moulin à vent tout seul. Maintenant imaginez que vous avez 14 ans et que vous habitez dans un village à Lilongwe (Malawi) où il n’y a pas d’électricité.
Cette histoire extraordinaire fait aujourd’hui le tour du monde sur internet, mais l’histoire est aussi reconté par des quotidients (Malawi). C’est une des histoires qui m’a beaucoup émue lors du TED Global à Arusha.
Le jeune inventeur William Kamkwamba est originaire du Malawi et son histoire n’a rien a en vouloir aux plus belles histoires de walt Disney - c’est un hero.
A l’age de 14 ans, il a fabriqué tout seul, un moulin à vent qui produit assez d’électricité pour allumer quatre ampoules et deux radios pour sa famille. Pour celà, il a utilisé des pièces usagés (brocantes) et le cadavre du vieux vélo de son père .
L’idée lui est venue en lisant un livre intitulé “Using Energy” écrit par Mary Atwater qu’il a emprunté dans une bibliothèque local, alors même qu’il venait d’arrêter l’école par faute de moyen.
Il a eu l’idée de modifié le plan dessiné dans ce livre et l’adapter à ses besoins. Au lieu d’untiliser trois élices comme mentionner dans le livre , il en a mis quatre pour produire plus d’energy selon lui.
“I try and i made” disait-il lors de l’entretient qu’il a eu avec Chris Anderson.
J’ai essayé et j’ai réussi ( et je crois que cette citation sera marqué à jamais dans les annales)

William Kamkwamba at TED Global 2007:
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Dans cette vidéo où il tient une conversation un peu timide avec Chris Anderson, il raconte l’histoire émouvante de son ingéniosité et de sa débrouillardise.
Son blog reconte jour après jour la suite de son aventure après ce TED Global à Arusha. Actuellement, il prepare son son retour à l’école prévu pour septembre prochain et prend des cours pàarticulier. Au nom des membres de TED , Tom Rielley (partnership director) était parti en personne au Malawi pour installer de l’énergie solaire dans la maison familiale d’William à Lilongwe.
William s’y met à l’ordinateur, découvre le web et peut maintenant regarder la télé dans sa chambre, sans se soucier de l’electricité bien sûre.
Il ira aussi dans n’importe quel “meilleure” université du monde pour réaliser son rêve de devenir Ingénieur; avec le soutiens de tous les membres de la communauté de TED.
William, if you read this entry, just know that you are such an inspiration for many of us in here in Madagascar!
William Kamkwamba at TEDGlobal 2007 Photo Credit: Afromusing.com