Friday, January 4th, 2008

Reveillon aux Chandelles …

La soirée du réveillon a été calme à Antananarivo, nous avons acueilli la nouvelle année dans le noir.

 bonne année 2008

Il pleuvait énormément ce jour de l’an et nous avons du faire la fête avec des chandelles, sans music ni danse. L’électricité à Antananarivo à été coupé entre 2h du mat à 6h … et cette coupure variais selon les quartiers. En attendant que la pluie ne cesse, nous avons du trinquer pour la nouvelle années  dans une ambiance très spéciale… dans le noir. Pourtant on nous avait promis qu’il n’y aurait pas de délestage jusqu’a la fin de l’année.

délestage

Délestage Selon les responsables:

« Le problème de délestage de ces derniers temps était bel et bien à cause du manque d’eau de nos centrales hydrauliques d’Andekaleka et de la Mandraka, nous pensons qu’il n’y a pas lieu de mettre en doute nos affirmations. Ces derniers jours, la pluie s’est mise à pleuvoir à torrent, là non plus, il n’y a pas de doute, tout le monde a pu le constater, nous avons donc déclaré que le niveau d’eau pour nos centrales est monté, ce qui les a permises de tourner au maximum et que par conséquent il n’y a plus de délestage par manque de puissance. Ce qu’il ne faut pas oublier cependant, c’est que nous sommes en période d’orage, et que des pannes dues à des différentes raisons techniques sont indissociables à cette saison : ce que vous avez dit concernant l’électricité qui a fait défaut à Itaosy, Antohomadinika…, étaient non un « délestage », mais une « coupure » causée par des fils brisés, des poteaux tombés, en raison du grand vent qui a soufflé, et des transformateurs sur lesquels la foudre s’est abattue. … nous vous prions donc d’en tenir compte ».

degat du reveillon

En rentrant chez moi le lendemain matin je découvre un poteau de la Jirama qui barrais la route … heurter par une voiture qui n’avait plus de frein selon l’agent  qui était en train de faire un contat de beau matin… heureusement qu’il n’y a pas eu de mort ni de bléssé. La Jirama quand a elle a vraiment du boulot avec tout ça. Devant la montée de la grogne contre le délestage, notamment dans la Capitale, la compagnie d’électricité Jirama promet des solutions, mais annonce la fin du problème seulement vers mars 2008. Situation qui commence à être rigolo car même le président de la république a déjà été interrompu par un délestage en plein discour  en novembre dernier.  

» Filed under Inégalité & Redistribution at 13:26.

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Thursday, August 23rd, 2007

Jacqueline Novogratz et le social entreprenership

Jacqueline Novogratz est Fondatrice d’ Acumen Fund. Elle est aussi Pionnière du social entreprenership, nouvelle outil de lutte contre la pauvreté des gens qui vivent en dessous de 4 dollars par jours.

 
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Acumen Fund est un organisme à but non lucratif qui cherche à établir un financement équitable en utilisant des approches orientées vers le marché sous forme de capitaux à risques à but non lucratif typique.

La philosophie d’ Acumen Fund c’est d’augmentent les contributions charitables des généreux donateurs, en les investissant - sous forme de prêts, de capitaux propres et de concessions occasionnelles en transformant ces dons en solution équitable.
Acumen Fund c’est aussi un système d’irrigation en Inde, des moustiquaires anti-malaria en Tanzanie et au Kenya, un programme peu coûteux d’hypothèque au Pakistan …
Jacqueline Novogratz a Fondé Acumen Fund en 2001. Son succès réside dans l’écoute des besoins des gens qu’elle aide, elle place une grande importance sur l’identification des solutions au sein des communautés plutôt que de les imposer de l’extérieur.

Les « gens ne veulent pas des aumônes, » Novogratz dit chez TEDGlobal 2005. « Ils veulent prendre leurs propres décisions, pour résoudre leurs propres problèmes. »

Jacqueline Novogratz sur TED.com


Thursday, August 2nd, 2007

Un futur plus lumineux attend l’Afrique. Mais où est donc passé Madagascar ?

TED Global “Africa : the next chapter” a été ouvert par Euvin NAIDOO.
Biographie:
Euvin NAIDOO est Vice Président de la Standard Bank - Afrique du Sud. Il est également Président de la chambre de commerce sud-africaine en Amérique. Dans cette position, il travaille directement avec les gouvernements pour renforcer les liens économiques transatlantiques.

 
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Résumé du film:
Dans sa présentation, Euvin prépare le terrain, en encadrant la conversation qui nous attend pour ses quatre jours de conférence en posant à l’assistance la question suivante :

“Quels sont les qualificatifs que vous entendez souvent quand on évoque l’Afrique ?”

La salle commençait à lui répondre:

“famine”, “guerre”, “corruption” …

Ensuite il nous invite à dépasser cette préconception amplifiée par des médias Traditionnels, qui selon lui se focalisent étroitement sur la misère.

Il nous invite à avoir une image plus large du continent en phase d’un énorme changement. Voir le futur en quelque sorte.

Il nous décrit alors l’image de l’Afrique telle qu’il la voit : Grande, Diverse, pleine de Potentiel . Il explique les diverses possibilités que renferme le continent et pour cela il se base sur des chiffres réels.
Ce sera le défi qui nous attend dit-il. Ces possibilités doivent être vues et utilisées comme des bonnes raisons persuasives pour investir en Afrique.

Madagascar hors piste et moi je suis hors sujet.

Bien que le discussion est censée être globale, je ne peux pas m’empêcher ici de parler du cas de Madagascar.

Ce talk d’Euvin, m’a donné la force pour intervenir 3 minutes lors de cette TED conférence, comme je vous ai dis je ne faisais pas partie du programme des intervenants, mais je me suis battu à la dernière minute pour parler du cas de Madagascar et Dieu merci Ameka et Chris Anderson et les TEDster ont trouvé du temps pour m’écouter.

Quand Euvin Nadoo a montré la carte du monde vu du ciel , mon premier réflexe a été de regarder mon pays : Madagascar …dans l’obscurité total.

Pour les seuls lumière visible par satellite, c’était à cette image de Madagascar diffuser par la NASA que je pensais. Les foyers de feux de brousse que vous pouvez voir en cliquant ici ou en cliquant sur cette photo.(je n’ai fait aucune retouche sur Photoshop)

 Burning on Madagascar

Jane Goodall et moi, étions les seuls a appeler à l’’AIDE lors de cette conférence. Je pense qu’on ne peut pas faire autrement car le problème d’environnement et de rechauffement de la planète nous concerne tous.

Bono aussi a parlé d’aider les gouvernements mais c’est une autre histoire - il s’est fait rejeté à l’unanimité par les Cheetahs.

Ce qui m’a réconforté lors de cette conférence c’était de savoir que des solutions à ce que je pensais être des problèmes insolubles(d’après nos dirigeants) étaient présentes lors de ses conférence. En criant à l’aide, je ne pensais pas du tout à demander de l’argent, mais a partager avec nous les idées comme le pot in pot de Mohammed Bah par exemple. Et sur ce plan, TED a reussi sa mission. George AYTTEI a totallement raison quand il dit que les problèmes Africains ont des solutions Africaines. Je l’ai mentionné dans mon TEDTalk

Au stade où l’on en est économiquement à Madagasar - pays le plus pauvre d’Afrique - (merci Bary pour le lien) et considérant l’endemisité de Madagascar comme patrimoine de l’humanité ( Ndlr. le monde entier pourrait beneficier de l’endemicité ) la participation de chacun est vraiment necessaire.

A l’heure où nous parlons , la population malgache souffre encore de délestage électrique. De nombreuses régions de l’île ne peuvent pas utiliser l’électricité comme ils veulent. Nous sommes aux XXI ème siècle et l’ampoule a été découverte il y a plus de 200 ans. N’y a t’il pas une personne qui s’appelle William Kamkwamba dans le gouvernement ? ?
Il y a une semaine de cela, Le délestage a encore été présente dans le capitale (Antananarivo).
Des étudiants de l’école polytechnique d’Antananrivo ont manifesté et ont bloqué les routes car ils n’en peuvent plus.

“Pas plus tard que le 21 juin 2007, le courant a été coupé cinq fois. Et depuis le début de la grève, personne n’a levé le petit doigt” se plaint un étudiant dans ce quotidient .

Le 21 n’est t-il pas le jour de la fête de la musique? La population n’en peut plus des mensonges du gouvernement car cette situation dure maintenant depuis deux ans.

Les dirigeants dissimulent une impuissance voir une incompétence flagrante à régler un problème récurrent, comme celui du délestage.
Le Ministre de l’Energie et Président du Conseil d’Administration de la JIRAMA, Patrick Ramiarimanana avait déclaré sur le sujet :

“ça ne me concerne pas, c’est entre la JIRAMA et les opérateurs” (sic!)

ce qui illustre le désintéressement des autorités sur la question.

C’est la MISERE en majuscule de la population.

Et cette misère entraîne d’autre dégats comme la destruction de l’Environnement. Par extrapolation:

Sans électricité = les gens vont revenir à l’âge de pierre, ils vont faire du feu avec des cailloux et c’est notre forêt qui paye. Rappelons que notre forêt renferme 80% d’espèces endemiques et je le répète et le repèterai encore et encore…

J’ai enuméré ici les défis qui nous attendent et je penses qu’il y a URGENCE. Des solutions existent. Si il faut appeler ça “opportunité ” pour que quelqu’un fasse quelque chose, je suis tout a fait d’accord avec Euvin NAIDOO: Vendre de l’electricité à bon marché à Madagascar est une opportunité. Par contre, il faut donner un peu plus de champs libre pour ceux qui peuvent le faire car il y a urgence.
Pour l’instant le pays vit dans l’obscurité - comme en enfer - si on prend en compte tout ces feux. Et j’ai l’impression qu’on fait un marche arrière


Euvin Naidoo at TEDGlobal 2007 Photo Credit: whiteafrican.com - Merci Volatiana pour l’aide a la rédaction

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Sunday, February 18th, 2007

MYOB: Nous sommes entre l’enclume et le marteau

Si on vous laissiez vivre dans une famille [dans cette region de Madagascar]et vous comptiez le nombre de fois cette famille sourit et vous mesurez leurs stress. Puis, si je vous placais dans une famille riche à New York ou Londres et vous faisiez la même chose… vous auriez du mal à me dire qu’elle famille est riche et qu’elle famille est pauvre. »


« Mine your own business »(MYOB) ( jeu de mots sur la compagnie miniere et l’expression « melez vous de vos propres affaires » ) est un documentaire produit par des réalisateurs de film Phelim McAleer et Ann McElhinney sur la face cachée de l’environnementalisme, qui enquête sur des projets controversés d’ extractions minières dans des villages appauvris. Les site principaux dans le film est le village de Roşia Montană en Roumanie, et Fort-Dauphin a Madagascar. Là, McAleer et McElhinney interviewent les écologistes occidentaux qui s’opposent au projet aussi bien que les personnes locales qui sont en faveur du projet. Le film dépeint les écologistes occidentaux en tant qu’élitistes riches qui s’opposent aux intérêts des personnes locales.

A Fort-Dauphin, un petit port de Madagascar, un des pays les plus pauvres de la terre, Rasoa Nirina Odette s’attend à recevoir du travail dans cette nouvelle mine d’ilménite prévue pour le secteur.

« J’emploierais l’argent pour les frais d’école pour les enfants et j’achèterais de la marchandise à bas prix et le revendrais à un prix plus élevé pour faire un peu de bénéfice. »

A des kilometres , dans la capitale régionale de Tulear, Mark Fenn du WWF projette de s’acheter une maison au bord de la plage et de naviguer sur son catamaran. Il a différentes priorités pour les personnes de Fort-Dauphin

« A Madagascar, les indicateurs de la qualité de la vie ne sont pas les logements. Ce n’est pas non plus spécifiquement la nutrition. Dans beaucoup de cas, ce n’est pas la santé. Ce n’est pas non plus l’éducation. Beaucoup d’enfants a Fort-Dauphin ne vont pas à l’école parce que les parents ne considèrent pas cela comme étant important… Les gens sont économiquement désavantagés, les gens n’ont aucun travail, mais si je pourrais vous mettre avec une famille et vous pourriez compter combien de fois par jour cette famille sourit… puis vous me dites qui est riche et qui est pauvre, » dit Fenn.


Dimitri contre les auteurs du film.

Dimitri Vassilaros dit que « Mine your own business » « expose certes les attitudes parfois élitistes et l’hypocrisie consterante de certains écologistes qui traitent les âmes les plus misérables et les plus malheureuses du tiers-monde comme de la saleté » ( « appellez cela : « a convenient truth, » (en reference au film d’Al Gore, 2 fév. and PghTrib.com)).

J’ai vécu a Fort-Dauphin, une des villes projets dans le film. Le film est sponsorisé par la compagnie minière pour essayer outragesement de nettoyer son image de marque.

Parfois les écologistes étrangers peuvent être condescendant. Mais a Madagascar, ils viennent pour satisfaire les besoins de la communauté et pour donner l’accès aux médias, en donnant des fonds et en formant les illettrés. De ce que j’ai vu, le film ne montre pas que la vie s’est améliorée dans les villes minieres. Tous les nouveaux projets de développements promettent du travail et de l’infrastructure, mais y arrivent-ils vraiment ?

Le film voudrait établir la notion que les «verts » refusent à ces personnes le droit de choisir. Les résidants de Fort-Dauphin n’ont pas voté sur l’etablissement de la mine et ne sont pas assez puissants pour l’arrêter. Un nouveau port sera construit, mais le gouvernement payera la facture. Des ouvriers extérieurs seront apportés et la prostitution montera en flèche ainsi que le VIH/SIDA. Alors qui en bénéficient ? Et qui payent ? La question mérite d’être posée. »

Article traduit en version française par Lova Rakoto
Update: Saturday, June 2, 2007: Enemies of the Poor By Roy Innis

Roy Innis said: These enemies of the poor say they are “stakeholders,” who want to “preserve” indigenous people and villages. They never consider what the real stakeholders want – the people who actually live in these impoverished communities and must live with the consequences of harmful campaigns that are being waged all over the world – from Europe to Africa, Latin America, Asia and the United States.

The WWF, Greenpeace, Oxfam, Sierra Club, Rainforest Action Network and other multinational activist corporations battle mines in Romania, Peru, Chile, Ghana and Indonesia; electricity projects in Uganda, India and Nepal; biotechnology that could improve farm incomes and reduce malnutrition in Kenya, India, Brazil and the Philippines; and DDT that could slash malaria rates all over Africa, where it kills 3,000 children every day.


Tuesday, November 21st, 2006

Photo Essay: Inégalités nord/sud

Cette photo a été prise en mai 2005 par Morgane dans le quartier d’Ampefiloha. Un quartier populaire de Tananarive (Madagascar)

Déclaration Universelle des Droits de l’Homme:Art.1
«Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits» Au premier plan des gens assis par terre, surement les habitants des maisons en carton qui se trouvent à gauche de la photo. Un agrégat concentré de tous les maux urbains : menace permanente d’inondation pendant la saison des pluies, entassements humains, quasi-absence d’accès à l’eau courante,graves problèmes d’hygiène et de santé publique, problèmes de drogue et de violence, mauvaise réputation,sécurité précaire, sous-équipement notoire …
En Image de font: l’immeuble 15 étages du Madagascar hilton symbole de l’occident ? un des plus hauts bâtiments de Tananarive, l’unique hôtel 5 étoiles de Madagascar, piscine, eau chaude …bref! le luxe.


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