Wednesday, April 23rd, 2008
Mahajanga (Majunga), troisième plus grande ville et le second port de Madagascar est situé sur la côte nord-ouest de l’île. En malgache, Mahajanga signifie, la ville qui guerrit.
Appelé aussi Cité des fleurs, c’est la ville où tout le monde se donnent rendez-vous sur la corniche pour s’asseoir, draguer, boire du THB (bierre locale), manger des brochettes … Mais au lieu de se tourner vers la mer pour regarder le coucher du soleil, les gens se tournent vers l’avenue pour voir les passants et les voitures… et pourquoi pas ?
La ville a beaucoup changé depuis la dernière fois que j’y étais (1996). La plupart des bâtiments ont pris un coup de vieux et ont été visiblement endommagé par les cyclones. J’ai eu l’impression qu’elle est plus propre et mieux entretenue, même si les grandes avenues sont bordées de marchands ambulants (souvent des enfants) et le boulevard qui longe la côte est rempli d’étals de brochettes dans la soirée.

Bien que j’étais à Majunga pour une mission, j’avais du temps en fin journée pour faire la fête, marcher autour de la ville et de profiter du canal de Mozambique. Cerise sur le gâteau, j’ai eu l’occasion de visiter l’atelier Solarmad qui se trouve dans le village touristique.
Lionel Gautier, un français expatrié à Majunga dirige cet atelier de fabrication de panneaux solaire, éoliennes, et de télécoms longues portées : “solarmad”
Le but de Solarmad est de participer au développement des énergies renouvelables à Madagascar en proposant des solutions adaptées pour la génération d’énergie dans le respect de l’environnement. Également de faciliter la communication en dehors des réseaux traditionnels en créant sur place les savoir-faire et compétences nécessaires.
Les solutions proposer par Solarmad sont très compétitives au niveau du prix car nous savons tous qu’un panneau solaire ou une éolienne n’est pas à la portée de tous même si nous sommes convaincue que ce sont ces genres de solutions qu’il nous faut en terme de protection de l’environnement. Comme astuce, Solarmad importe les chutes (débris)de panneau solaire en Europe, les adapte et les propose à un prix assez accessible pour les consommateurs malgaches (entreprises ou particulier). Pour la solution éolienne, elle utilise des matériaux locaux et font la conception & le montage sur place.
Planter des arbres ne suffis pas, ces solutions alternatives doivent accompagner cette démarche car une des causes de destruction de nos forêt est aussi ce besoin de ressource en énergie.
j’ai posté une petite vidéo consultable ICI ou ICI
Sunday, August 5th, 2007
Imaginez-vous construire votre propre moulin à vent tout seul. Maintenant imaginez que vous avez 14 ans et que vous habitez dans un village à Lilongwe (Malawi) où il n’y a pas d’électricité.
Cette histoire extraordinaire fait aujourd’hui le tour du monde sur internet, mais l’histoire est aussi reconté par des quotidients (Malawi). C’est une des histoires qui m’a beaucoup émue lors du TED Global à Arusha.
Le jeune inventeur William Kamkwamba est originaire du Malawi et son histoire n’a rien a en vouloir aux plus belles histoires de walt Disney - c’est un hero.
A l’age de 14 ans, il a fabriqué tout seul, un moulin à vent qui produit assez d’électricité pour allumer quatre ampoules et deux radios pour sa famille. Pour celà, il a utilisé des pièces usagés (brocantes) et le cadavre du vieux vélo de son père .
L’idée lui est venue en lisant un livre intitulé “Using Energy” écrit par Mary Atwater qu’il a emprunté dans une bibliothèque local, alors même qu’il venait d’arrêter l’école par faute de moyen.
Il a eu l’idée de modifié le plan dessiné dans ce livre et l’adapter à ses besoins. Au lieu d’untiliser trois élices comme mentionner dans le livre , il en a mis quatre pour produire plus d’energy selon lui.
“I try and i made” disait-il lors de l’entretient qu’il a eu avec Chris Anderson.
J’ai essayé et j’ai réussi ( et je crois que cette citation sera marqué à jamais dans les annales)

William Kamkwamba at TED Global 2007:
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Dans cette vidéo où il tient une conversation un peu timide avec Chris Anderson, il raconte l’histoire émouvante de son ingéniosité et de sa débrouillardise.
Son blog reconte jour après jour la suite de son aventure après ce TED Global à Arusha. Actuellement, il prepare son son retour à l’école prévu pour septembre prochain et prend des cours pàarticulier. Au nom des membres de TED , Tom Rielley (partnership director) était parti en personne au Malawi pour installer de l’énergie solaire dans la maison familiale d’William à Lilongwe.
William s’y met à l’ordinateur, découvre le web et peut maintenant regarder la télé dans sa chambre, sans se soucier de l’electricité bien sûre.
Il ira aussi dans n’importe quel “meilleure” université du monde pour réaliser son rêve de devenir Ingénieur; avec le soutiens de tous les membres de la communauté de TED.
William, if you read this entry, just know that you are such an inspiration for many of us in here in Madagascar!
William Kamkwamba at TEDGlobal 2007 Photo Credit: Afromusing.com