Sunday, February 18th, 2007

MYOB: Nous sommes entre l’enclume et le marteau

Si on vous laissiez vivre dans une famille [dans cette region de Madagascar]et vous comptiez le nombre de fois cette famille sourit et vous mesurez leurs stress. Puis, si je vous placais dans une famille riche à New York ou Londres et vous faisiez la même chose… vous auriez du mal à me dire qu’elle famille est riche et qu’elle famille est pauvre. »


« Mine your own business »(MYOB) ( jeu de mots sur la compagnie miniere et l’expression « melez vous de vos propres affaires » ) est un documentaire produit par des réalisateurs de film Phelim McAleer et Ann McElhinney sur la face cachée de l’environnementalisme, qui enquête sur des projets controversés d’ extractions minières dans des villages appauvris. Les site principaux dans le film est le village de Roşia Montană en Roumanie, et Fort-Dauphin a Madagascar. Là, McAleer et McElhinney interviewent les écologistes occidentaux qui s’opposent au projet aussi bien que les personnes locales qui sont en faveur du projet. Le film dépeint les écologistes occidentaux en tant qu’élitistes riches qui s’opposent aux intérêts des personnes locales.

A Fort-Dauphin, un petit port de Madagascar, un des pays les plus pauvres de la terre, Rasoa Nirina Odette s’attend à recevoir du travail dans cette nouvelle mine d’ilménite prévue pour le secteur.

« J’emploierais l’argent pour les frais d’école pour les enfants et j’achèterais de la marchandise à bas prix et le revendrais à un prix plus élevé pour faire un peu de bénéfice. »

A des kilometres , dans la capitale régionale de Tulear, Mark Fenn du WWF projette de s’acheter une maison au bord de la plage et de naviguer sur son catamaran. Il a différentes priorités pour les personnes de Fort-Dauphin

« A Madagascar, les indicateurs de la qualité de la vie ne sont pas les logements. Ce n’est pas non plus spécifiquement la nutrition. Dans beaucoup de cas, ce n’est pas la santé. Ce n’est pas non plus l’éducation. Beaucoup d’enfants a Fort-Dauphin ne vont pas à l’école parce que les parents ne considèrent pas cela comme étant important… Les gens sont économiquement désavantagés, les gens n’ont aucun travail, mais si je pourrais vous mettre avec une famille et vous pourriez compter combien de fois par jour cette famille sourit… puis vous me dites qui est riche et qui est pauvre, » dit Fenn.


Dimitri contre les auteurs du film.

Dimitri Vassilaros dit que « Mine your own business » « expose certes les attitudes parfois élitistes et l’hypocrisie consterante de certains écologistes qui traitent les âmes les plus misérables et les plus malheureuses du tiers-monde comme de la saleté » ( « appellez cela : « a convenient truth, » (en reference au film d’Al Gore, 2 fév. and PghTrib.com)).

J’ai vécu a Fort-Dauphin, une des villes projets dans le film. Le film est sponsorisé par la compagnie minière pour essayer outragesement de nettoyer son image de marque.

Parfois les écologistes étrangers peuvent être condescendant. Mais a Madagascar, ils viennent pour satisfaire les besoins de la communauté et pour donner l’accès aux médias, en donnant des fonds et en formant les illettrés. De ce que j’ai vu, le film ne montre pas que la vie s’est améliorée dans les villes minieres. Tous les nouveaux projets de développements promettent du travail et de l’infrastructure, mais y arrivent-ils vraiment ?

Le film voudrait établir la notion que les «verts » refusent à ces personnes le droit de choisir. Les résidants de Fort-Dauphin n’ont pas voté sur l’etablissement de la mine et ne sont pas assez puissants pour l’arrêter. Un nouveau port sera construit, mais le gouvernement payera la facture. Des ouvriers extérieurs seront apportés et la prostitution montera en flèche ainsi que le VIH/SIDA. Alors qui en bénéficient ? Et qui payent ? La question mérite d’être posée. »

Article traduit en version française par Lova Rakoto
Update: Saturday, June 2, 2007: Enemies of the Poor By Roy Innis

Roy Innis said: These enemies of the poor say they are “stakeholders,” who want to “preserve” indigenous people and villages. They never consider what the real stakeholders want – the people who actually live in these impoverished communities and must live with the consequences of harmful campaigns that are being waged all over the world – from Europe to Africa, Latin America, Asia and the United States.

The WWF, Greenpeace, Oxfam, Sierra Club, Rainforest Action Network and other multinational activist corporations battle mines in Romania, Peru, Chile, Ghana and Indonesia; electricity projects in Uganda, India and Nepal; biotechnology that could improve farm incomes and reduce malnutrition in Kenya, India, Brazil and the Philippines; and DDT that could slash malaria rates all over Africa, where it kills 3,000 children every day.



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